Paroisse de Lannion
 

Avec le CCFD-Terre Solidaire

Nous sommes en route vers Pâques. Le carême nous invite à nous bouger. Se bouger c’est s’imposer un temps de conversion personnelle et une ouverture vers nos frères dans le besoin.

La planète est devenue un grand village. Les images de la pauvreté d’une multitude de nos frères humains pénètrent quotidiennement dans nos maisons par les ondes et sur nos écrans. Qu’y pouvons-nous ? La répétition des tragédies finit par nous lasser au risque de nous dessécher.

Le Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement (CCFD-Terre Solidaire) missionné par l’Église propose cette année de méditer sur l’argent. L’argent et le bonheur, l’argent comme un moyen et non un but, l’argent comme lieu d’une expérience spirituelle. La mondialisation dont le principal ressort est l’argent ne devient humaine que lorsque nous la vivons dans la communion et le partage.

Que faire ?
Donner un coup de main à Celui qui il y a 2000 ans, lançait cette invitation à ses disciples : « Donnez leur vous-mêmes à manger ! »
Partager, donner, oui ! Mais un don mal orienté peut être pervers…
En 2005, une star américaine à Davos fit don à un pays d’Afrique de 10 000 dollars, bientôt devenus 1 million par son zèle à mobiliser d’autres autour d’elle. L’aide était destinée à acheter des moustiquaires. Il en résulta une distribution gratuite de moustiquaires qui eut l’effet désastreux de développer du marché noir, du gaspillage, de transformer les moustiquaires en filets de pêche, de susciter la colère des régions voisines.

Condescendance et mauvaise conscience ne créent pas le développement dont les pays pauvres ont besoin.
Le CCFD depuis son origine (1961) n’intervient jamais directement. Refusant toute assistance, il a fait le choix de privilégier l’aide aux associations locales de développement, les plus à même de répondre aux besoins des populations démunies. Ces 500 « partenaires » du CCFD présents dans 70 pays sur tous les continents, sont le levier des actions de développement. Des actions qui s’inscrivent dans la durée et dans l’avenir des pays.

A l’exemple de TEMBEKA (digne de confiance en Nguni – Afrique du Sud) qui depuis 1996 permet, par le microcrédit d’apporter l’appui refusé par les banques aux micro-entrepreneurs pour développer leur activité, créer de l’emploi dans les township mais aussi l’émergence d’initiative dans tout le pays. TEMBEKA est devenu un acteur de référence de la micro-finance sud-africaine.

 


 
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