Marcher pour la vie...

Nous étions plusieurs Lannionnais à la 12ème Marche pour la vie organisée à Paris ce dimanche 22 janvier par le collectif « En marche pour la vie », au moment où l’Assemblée Nationale s’apprêtait à voter en deuxième lecture la loi instituant « le délit d’entrave numérique » à l’IVG, muselant la liberté d’informer en vérité sur cet acte,  projet de loi à propos duquel la Conférence des Evêques de France  a récemment alerté le Président de la République.
Il faut savoir qu’en France le nombre d’IVG ne diminue pas (220 000 par an) depuis la loi Veil en 1975, alors qu’il a baissé entre autres en Italie, Allemagne, Espagne et aux Etats Unis.  Et en France, avec cette loi, il faudrait envoyer en prison avec 30 000€ d’amende ceux qui aideraient les femmes (et leurs proches) à réfléchir pour se décider librement à un acte qui supprime une vie ? A ce propos, vient de se terminer le nouveau cycle de l’Université de la Vie organisé par Alliance Vita, qui proposait, à travers le pays et notamment à Tréguier, des interventions remarquables (philosophes, médecins...) pour éclairer intelligence et conscience. 

Comme les années précédentes et comme celle de Washington ce 27 janvier, cette marche était soutenue par le Pape François dans une lettre envoyée par le nonce apostolique en France, Mgr Luigi Ventura, au président du collectif. Elle précise : « Au-delà de la légitime manifestation en faveur de la défense de la vie humaine, le Saint-Père encourage les participants de la Marche pour la vie à œuvrer sans relâche pour l'édification d'une civilisation de l'amour et d'une culture de la vie ».  
Soutenue aussi par une vingtaine d’évêques en France et plusieurs associations dont les AFC, elle a rassemblé 50 000 personnes selon les organisateurs, en augmentation par rapport aux années précédentes. Une participation très familiale avec toutes les générations. Un car emmenait 50 personnes des Côtes d’Armor, sans compter plusieurs dizaines de costarmoricains partis par leurs propres moyens .

La marche a commencé par des interventions de la présidente de la Marche pour la vie en Italie, du Père Boquet, président de Human Life International, de Gregor Puppink directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice, et le témoignage d’une mère heureuse d’avoir gardé son enfant handicapé grâce au soutien d’IVG.net. 
Sorte de planning familial chrétien, en fidélité à la doctrine sociale et morale de l’Eglise catholique, l’organisation Human Life International (HLI), créée sous un autre nom en 1972 par un bénédictin, est implantée dans quelque 80 pays dont la France et  intervient dans 160 pays !
Juridiquement, il n’y a aucun droit à l’avortement : il n’y a qu’un droit à la vie, non à la mort. Et G. Puppink a déclaré avoir bon espoir de faire condamner cette loi sur le délit d’entrave par la CEDH (Cours Européenne des Droits de l’Homme). 

Cette année, la marche s’insérait dans une campagne "IVG tous concernés", affirmant que "l'IVG est une lâcheté collective". Ses affiches mettent en scène des proches d'une femme enceinte et visent à montrer que "chacun à un moment de sa vie, en tant que parent, ami, employeur, professionnel de santé, peut avoir une responsabilité dans une décision d'avorter", selon les auteurs.
De nouveau, la marche était organisée par Cécile Edel, présidente de Choisir la vie, membre ducollectif « En marche pour la vie ». Fondée en 1982, Choisir la vie se bat pour le respect de la vie comme une évidence pour le cœur et la raison. Elle agit pour dénoncer l’avortement comme un drame, non un droit, revaloriser la maternité et  accueillir la vie. (cf sa récente interview sur RCF https://rcf.fr/culture/portraits/cecile-edel). Cécile Edel a lancé la marche pour la vie en France en 2005, sur le modèle de la seule existant à l’époque, celle de Washington. La dynamique de ces marches doit beaucoup à la génération Jean Paul II. Depuis 10 ans, des marches se sont organisées un peu partout en Europe (Angleterre Allemagne, Italie, Espagne... ) et en Amérique (Pérou, Mexique, Québec).
A l’an prochain !

Denis Chomel,  Martine Gauthier