Paroisse de Lannion
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Le Sacrement de l'Onction « Jésus guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. » A chaque instant de notre vie, Dieu est présent. Pour souligner cela, à chaque grand événement, Dieu se rend présent à travers différents sacrements. A la naissance, avec le baptême. Lors de grands choix de vie, avec le mariage ou l’ordination… S’il est là lors des temps forts, il est aussi là lors des temps faibles. Il est là lorsque nous nous reconnaissons pécheurs, dans le sacrement du pardon. Il est aussi là lorsque la maladie s’installe en nous. La plupart du temps nous associons le sacrement de l’onction des malades à l’extrême onction. Tant qu’il s’agissait d’une extrême-onction, la question de l’après ne se posait pas. Ce qu’avait de mieux à faire celui qui avait reçu les derniers sacrements était de mourir sans tarder pour ne pas gâcher la grâce reçue. Il en va différemment si les sacrements des malades, et notamment l’onction, sont donnés à des vivants qui peut-être guériront, et, en tout cas, vivront un certain temps avec leur maladie. Pourquoi alors envisager de recevoir, ou de proposer, un tel sacrement ? Parce qu’il est signe de la tendresse de Dieu pour la personne qui souffre. Parce qu’il est un soutien dans l’épreuve. Parce que, par lui, la personne qui souffre reçoit la paix du Seigneur ressuscité. Parce que, par lui, la personne qui souffre obtient la guérison que Dieu peut nous donner. Mais, ce
sacrement de l’onction me concerne-t-il directement ? L’Eglise répond qu’il
est destiné : Vous sentez-vous concernés par ce sacrement ? Je me permets d’espérer que oui. Non, je ne souhaite pas que vous souffriez. Ou plutôt si. J’espère que chacun de nous souffre qu’un membre de notre communauté souffre. Si nous sommes tous des frères et des sœurs en Jésus Christ, nous avons à nous comporter les uns et les autres comme un père ou une mère pour ses enfants. Nous avons à être attentifs à ce qui fait la vie de notre prochain. Si l’un de nous vient à manquer à notre assemblée eucharistique, à cause de sa maladie, de son handicap ou de son âge, nous sommes tous invités à aller vers lui. Nous sommes tous invités à lui proposer de recevoir le Corps du Christ, et pourquoi pas le sacrement de l’onction, en rencontrant au préalable un des prêtres de la communauté ? Parlons-en autour de nous. Osons être les porteurs de la Bonne Nouvelle : Jésus Christ est parmi nous, même au cœur de la maladie. Gaël Droumaguet |