Paroisse de Lannion : DECOUVRIR les lieux, le patrimoine
|
LANNION - L'église Saint Jean du Baly
|
|
|
Au début du 16è siècle, sur le baly (promenade), esplanade avoisinant l'ancien château se dresse la chapelle Notre-Dame, très délabrée et surtout trop exiguë. Au début du 16è siècle, on entreprit de reconstruire une église digne d'une ville. L'église fut agrandie à plusieurs reprises,
à la fin du 16è siècle, puis au cours du 17è siècle, par l'adjonction ou la reconstruction, d'une petite sacristie au Sud-Est.
|
|
Dans l'ancienne sacristie (actuellement oratoire) l'on peut
voir une arcade gothique avec des départs d'arc en diagonale, seul vestige de
l'ancienne chapelle et une partie voûtée en pierres de taille et en plein-cintre, (17è siècle).
Le pilier creux contient un escalier pour monter au jubé cité dans le procès-verbal de 1615. Il séparait le chœur de la partie de l'église réservée aux fidèles et complétait les clôtures latérales du chœur, il servait égaiement à la prédication et à la lecture des prières. La tour, est de plan carré, une tourelle accolée contient un escalier en colimaçon. Elle a 26 mètres de haut, et elle est couronnée par une balustrade ajourée de style gothique. Elle fut autrefois surmontée d'une flèche de bois revêtue de plomb. On y emploiera 158 arbres, 10 000 ardoises et 3600 livres de métal. La foudre la frappa vers 1758. La tradition dit que c'est le Duc d'Aiguillon qui déconseilla de la reconstruire. On devait pouvoir faire le tour de cette flèche entre elle et la balustrade. |
|
|
Dans le clocher plusieurs cloches sonnent pour les offices. Une, fondue en 1603 paraît être " Jean Baptiste " sera refondue en 1763. Le 14 septembre 1748 l'évêque de Limoges bénira " Marie-Jeanne-Louise ". En 1992 " Joseph-Rose-Raymonde " fondue pour les Augustins en 1772 sera refondue et mise dans le clocher. L'orgue, restauré en 1972-73 comporte 37 jeux, répartis sur trois claviers manuels de 56 notes et un pédalier de 30 notes. La Chaire date probablement du 17è siècle. Les figures du rebord de la cuve représentent les Évangélistes : un homme pour Matthieu, un lion pour Marc, un bœuf pour Luc et un aigle pour Jean. Les figures de la rampe évoquent, peut-être, les auteurs des différentes Épîtres. Derrière l'autel actuel la nef se terminait autrefois par un mur à trois pans, percé de trois fenêtres. Ce mur a été détruit, et l'édifice a été prolongé par un chœur faisant saillie, lors des rénovations de 1902-1904, à la suite desquelles on a mis en place une maîtresse-vitre datée de 1904, on peut y voir le Maître-Autel qui date de 1787 en marbre blanc et vert, fabriqué en Provence et transporté par mer. |
|
Le mur Nord était percé d'une porte, sur laquelle se trouvent les armes de Kerverder. La demoiselle de Kerverder qui avait fait construire là une chapelle privative habitait probablement le manoir de Saint-Hugeon à Brélévenez. On a démoli en Février 1964 le mur qui la fermait du côté de l'église, lorsqu'on supprima l'enduit qui couvrait les murs. On y trouva deux bénitiers et des ossements humains. Chacun des pignons comportent une fenêtre ornée de vitraux mis en place vers 1926-1930. Peu avant 1850, à une époque où le grand nombre de prêtres et la pratique de cérémonies faisant appel à beaucoup d'enfants de chœur exigeait une vaste sacristie, on construisit celle du Nord-Est. Cette sacristie est entièrement habillée de boiseries admirablement sculptées. Au ras du plafond, lui aussi lambrissé, une frise de rinceaux et de feuillages comporte une série de médaillons. On ignore l'auteur de ces boiseries. |
|
|
Vers le milieu du 17è siècle, on voulut marquer encore plus nettement l'appartenance communale de l'église, en la dédiant désormais à Saint-Jean Baptiste et à cette occasion, les armes de la ville furent augmentées de la devise "Laus Deo". Le calvaire, réalisé par Yves Hernot pour l'Exposition universelle de 1867 à Paris, a été érigé en 1870 dans l'endos de l'église. Il a la particularité d'avoir été sculpté dans un seul bloc, pour la croix autant que pour le fut, ses douze colonnettes et sa banderole. Face au calvaire apposé sur la façade un cadran solaire porte sa date de création 1668. Il ne possède plus de stylet. |